L'enquête sur l'attentat de Strasbourg progresse. Audrey M., un proche de Chérif Chekatt, l'assaillant abattu jeudi au terme d'une traque de deux jours, a été mis en examen lundi par un juge antiterroriste et placé en détention provisoire. Il est soupçonné d'avoir fourni le revolver de la fin du XIXe siècle à l'assaillant. » LIRE AUSSI - Pascal, Anupong, Kamal, Antonio et Barto: qui sont les victimes de l'attentat de Strasbourg? L'homme de 37 ans rencontré Chérif Chekkat en prison. Il est connu de la justice pour des faits de droit commun, principalement des violences. D'après Les Dernières Nouvelles d'Alsace, il aurait pillé un commerce en 1997, agressé un agent CTS en 1998 et participé à une série de casses à la voiture bélier l'année suivante. En 2005, lors d'une rixe, il aurait tiré un coup de feu à l'intérieur du CHU de Hautepierre. Il a également été visé par des accusations de violences conjugales en 2007 et 2014. Audrey M., d'origine franco-ivoirienne, est connu à Strasbourg pour faire partie du groupe de rap «1Pulsif67». Interrogées par le quotidien, certaines connaissances le décrivent comme «un gars impulsif (...) au physique de boxeur». Mais tous assurent: «Il n'a rien à voir avec le fondamentalisme ou la religion.» Audrey M. n'était, en effet, pas fiché par les services de renseignement pour radicalisation islamiste. Il a assuré ne pas avoir été mis au courant des intentions de Chérif Chekkat. Les coulisses de la traque de Chérif Chekatt par Christophe Cornevin - Regarder sur Figaro Live Mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle Audrey M. est le premier suspect à être présenté à la justice depuis l'attentat de mardi dernier. D'après le quotidien de l'Est, il se serait rendu de lui-même au commissariat de police jeudi. Il a été mis en examen lundi soir pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle» et «acquisition, détention et cession d'armes de catégorie B par au moins deux personnes en relation avec une entreprise terroriste», a indiqué une source judiciaire lundi soir. Il a été écroué, conformément aux réquisitions du parquet de Paris, qui a ouvert lundi matin une information judiciaire notamment pour «assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste». En parallèle, deux autres amis ont été placés en garde à vue lundi en fin de matinée et dans l'après-midi. Ils sont, eux aussi, soupçonnés d'être liés à la fourniture de l'arme utilisée par Chérif Chekkat. Depuis l'attentat - le troisième perpétré cette année -, les enquêteurs s'attachent à déterminer si l'assaillant a bénéficié d'éventuelles complicités dans la préparation de son passage à l'acte et d'aide logistique lors de sa fuite.