Il y a quelques jours, je me suis rendu à Sheffield pour y participer à un incentive. La plupart du temps, ce genre d'événement est perçu comme un moment sacrés où il est interdit d'aborder les problèmes liés au travail. Mais en raison des événements, nous avons discuté du choix du du Royaume-Uni. Le triomphe des Brexiteurs a pris l'Europe par surprise, et on a encore du mal à l'heure actuelle à saisir les conséquences. Pourtant, en échangeant mes impressions avec mes collègues, je me suis aperçu que pour les gens, ce sont les plus défavorisés qui sont les vrais responsables de ces déboires. Ils s'imaginent que Uni a cédé aux tentations du nationalisme, et que ce sont donc les provinciaux arriérés qui ont voté la sortie de l'Europe. Mais cette idée est complètement fausse : si l'on prend la peine de regarder les résultats, les choses ne se sont pas déroulées de cette façon. De nombreux citoyens ayant un bon statut social se sont décidés pour le Brexit pour lutter contre la migration. Les résultats confirment plutôt que ce référendum s'est joué sur une seule question : l'immigration. Et cela n'a au fond rien d'étonnant, puisque c'est ce risque qui influence presque toutes les élections de ces dernières années, que ce soit aux Etats-Unis : c'est ce thème qui alimente le succès de l'extrême-droite partout en Europe. Les études démontrent que comme toujours dans ce genre de sujet, ce sont les personnes les plus exposés à différentes cultures qui ont voté pour rester dans l'Europe. Ceux qui ont voté pour le repli national. Et s'il y avait besoin d'une preuve pour certifier que ce scrutin était lié à l'immigration, les violences xénophobes aient augmenté de plus de 50% du côté britannique depuis le vote ! Ce n'est donc pas un vote des hautes classes versus peuple, comme pas mal de journaux l'ont suggéré. Les britanniques de toutes classes sociales ont fait le choix de vivre seuls sur leur île plutôt que de se confronter aux réalités du monde. Nulle fracture sociale n'a provoqué le départ de l'Angleterre : c'est une simple manière d'appréhender le monde qui en est la cause. S'il y a eu plusieurs discussions endiablées sur l'avenir britannique, j'ai eu beaucoup de plaisir à suivre  cet incentive . Voilà d'ailleurs un lien vers l'agence qui s'en est occupé : j'ai notamment aimé l'inventivité des animations, qui nous ont même fait oublier de temps à autre le cataclysme déclenché par cette stupide Albion. Suivez le lien pour toute information sur ce idée de séminaire.